La loi Climat et Résilience obligeant les propriétaires d’un bien immobilier mal isolé à entamer des travaux de rénovation pour louer leur logement semble en effrayer plus d’un. Selon une étude réalisée par Meilleurs Agents et SeLoger publiée jeudi 7 avril, la présence de passoires thermiques sur le marché – autrement dit des biens avec une étiquette énergie F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE) – s’est accrue sur l’année 2021. Le nombre d’annonces pour des appartements énergivores a ainsi augmenté de 8% en 2021, contre 3,5% pour les appartements mieux notés. Pour les maisons, l’étude constate une hausse d’annonces de 7,4% alors que “la tendance est au repli (-10,4%) sur les mises en vente de maisons bénéficiant d’un meilleur DPE”. Une dynamique qui s’explique “clairement” par les nouvelles règlementations émanant de loi Climat et Résilience adoptée en juillet 2021, assure Thomas Lefebvre, directeur scientifique chez Meilleurs Agents.

Dès 2025, les propriétaires d’un bien immobilier étiqueté G au DPE (note la plus basse) ne pourront plus louer leur logement, sauf si des travaux de rénovation énergétique sont entamés pour améliorer leur notation. S’en suivent les biens classés F qui seront soumis à la même réglementation en 2028, puis en 2034 pour ceux étiquetés E. Problème: le montant et la peur des travaux freinent les bailleurs à se lancer dans la rénovation de leur logement, les amenant à mettre en vente leur bien. 

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