Désormais, il n’est pas rare de se voir accorder un crédit à 1,45 % sur une durée…

Désormais, il n’est pas rare de se voir accorder un crédit à 1,45 % sur une durée de vingt ans quand il était à 1,05 fin janvier dernier. Une tendance qui s’explique par le fait que les taux du marché obligataire (1), qui servent aux banques à financer les sommes prêtées aux particuliers, sont remontés en moyenne à 1,30 %.

« Avec un durcissement des conditions d’octroi, le règne de l’apport est revenu »

Outre les taux, les conditions d’octroi sont plus sévères. La faute en partie au Haut Conseil à la stabilité financière, qui recommande aux banques de veiller au strict respect du taux d’endettement maximal à 35 %, assurances comprises. Si les banques françaises respectent généralement le taux d’endettement maximal à 30 %, certaines pouvaient faire preuve de souplesse et, pour certains hauts revenus, dépasser 30 % de taux d’endettement laisse un reste à vivre important.

Des aides pour amortir le choc

Avec un durcissement des conditions d’octroi, le règne de l’apport, oublié depuis des années, est revenu. Fini l’idée du crédit immobilier pour tous ? C’est ce que pensent les courtiers, qui estiment que les primo-accédants et les petits investisseurs locatifs sont les premiers pénalisés.

Dans ce contexte, les primo-accédants ont toutes les raisons de s’intéresser de près aux aides trop méconnues pour contourner un manque d’apport ou un taux d’endettement contraint. C’est le cas du PTZ, prêt à taux zéro, accordé à des ménages modestes par l’État, sur vingt à vingt-cinq ans, et qui peut financer jusqu’à 40 % du prix du logement pour un montant plafonné à 130 000 euros. Ce PTZ est cumulable avec d’autres aides, comme le prêt action logement à 1 % maximum accordé, pour un montant situé entre 7 000 et 25 000 euros, aux salariés du privé par le 1 % logement (désormais Action logement). Le prêt d’accession sociale (PAS), accordé avec un taux avantageux (fixe ou variable) aux personnes à faibles revenus, peut couvrir 100 % de l’opération, mais il peut être complété avec un apport, un PTZ, un prêt d’épargne-logement, etc.

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Les acheteurs peuvent également bénéficier de prêts subventionnés ou d’aides de la part de communes, Départements, Régions. Ces aides destinées à favoriser l’accession à la propriété sont présentées dans les mairies et sur le site Internet de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil).

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