• Les députés lancent officiellement mardi la 16e législature, avec l’élection à partir de 15 heures de la présidence de l’Assemblée nationale, avant celles, dans les jours suivants, des principales instances de l’institution, donc la commission clé des Finances, que se disputent la Nupes et le RN. Les macronistes ont, sans surprise, élue au perchoir l’une des leurs, Yaël Braun-Pivet, qui est la première femme à occuper ce poste, avec 242 voix.

  • Les différents groupes parlementaires, a priori 10 avec le nouveau groupe Utiles, ont par ailleurs jusqu’à 18 heures pour se déclarer officiellement et remettre à la présidence de l’Assemblée la liste de leurs membres, ce qui permettra enfin à la majorité et à l’opposition de se compter.

  • Après ses premières consultations avec les présidents de groupes de la majorité, Aurore Bergé (Renaissance), Jean-Paul Mattei (MoDem) et Laurent Marcangeli (Horizons), la Première ministre entre dans le dur mardi en rencontrant à tour de rôle les chefs des groupes LR, socialiste, communiste et écologiste de l’Assemblée. Dès 9 heures, elle a reçu Olivier Marleix (LR). Elle s’entretiendra avec Boris Vallaud à 19 heures et Julien Bayou et Cyrielle Chatelain (EELV) à 20 heures.

  • Selon un sondage Odoxa-Mascaret pour LCP-AN, Public Sénat et la presse régionale, Emmanuel Macron a vu sa cote de popularité dégringoler au mois de juin, à 38 % d’opinions favorables (- 6 points). Élisabeth Borne est créditée de 33 % d’avis positifs (- 10 points).

18 h 52 – Yaël Braun-Pivet s’exprime à la tribune

      “Qu’il est long et sinueux, le chemin de l’égalité entre les hommes et les femmes !”, lance la nouvelle présidente de l’Assemblée nationale. Yaël Braun-Pivet évoque plusieurs personnalités féminines liées à la chambre basse du Parlement : Simone Veil et Marielle de Sarnez, notamment. “Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. En me portant à votre présidence, vous donnez aujourd’hui à ce message une portée nouvelle”, déclare la présidente Braun-Pivet.

Sur le droit à l’avortement, la nouvelle présidente de l’Assemblée nationale se pose en défenseure de l’IVG. “Ma conviction de femme est que nous devrons veiller collectivement à ce qu’il (le droit) le reste à jamais”, promet Yaël Braun-Pivet. Une déclaration faite à la suite de la décision, la semaine dernière, de la Cour suprême américaine de revenir sur la protection de ce droit.

      

18 h 09 – “Le scrutin est clos”

      Le président, doyen de l’Assemblée nationale, José Gonzalez a mis fin au second tour du scrutin visant à désigner le prochain président de l’Assemblée nationale. Le résultat est attendu vers 18 h 45.      

18 h 46 – Yaël Braun-Pivet, première présidente de l’Assemblée nationale

      C’est la première fois qu’une femme occupe ce poste. Sans surprise, Yaël Braun-Pivet a été élue par les députés présidente de l’Assemblée nationale, ce mercredi. Elle succède ainsi à Richard Ferrand, défait au second tour des élections législatives. Yaël Braun-Pivet est élue à la suite du retrait de la candidature de Sébastien Chenu et de la non-participation des élus RN au deuxième tour. Éphémère ministre des Outre-Mer et présidente de la commission des Lois au Palais-Bourbon sous la précédente législature, celle qui était encore novice en 2017 a été élue au 2e tour par 242 voix, soit la majorité absolue des suffrages exprimés qui était nécessaire. “Enfin ! Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée nationale sera présidée par une femme”, venait de la féliciter M. Véran sur Twitter, avant l’annonce officielle du résultat.      

17 h 44 – Une élection plus rapide que prévu ?

      Sébastien Chenu, député RN qui a retiré sa candidature à la présidence de l’Assemblée, a indiqué que les membres du groupe Rassemblement national – 89 élus – ne participent pas au second tour de l’élection qui se tient en ce moment dans l’hémicycle. “À partir du moment où nous ne pouvons pas accéder à la présidence, nous n’insistons pas”, a-t-il fait valoir sur LCP. “Nous nous sommes comptés, nous savons ce que nous pesons, et les autres aussi”, a-t-il déclaré. Résultat, Yaël Braun-Pivet devrait obtenir la majorité absolue des suffrages dès la fin de ce deuxième tour de scrutin. L’hypothèse d’un troisième tour était forte en raison de la présence de trois gros blocs politiques dans l’Assemblée (Nupes, RN et Ensemble).      

17 h 16 – Quatre candidats au second tour pour le perchoir

      Yaël Braun-Pivet, pour la majorité présidentielle, Fatiha Keloua Hachi (Nupes), Annie Genevard pour les LR et Nathalie Bassire (Divers droite) maintiennent leur candidature pour le deuxième tour. Le représentant du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a retiré sa candidature. Ce nouveau tour de scrutin est encore soumis à la majorité absolue, il doit s’achever vers 18 h 15.      

16 h 54 – Indignation dans les rangs de l’Assemblée

      
Alors que le doyen de l’Assemblée nationale a exprimé son émotion “d’un Français arraché à sa terre natale”, en référence à l’Algérie, la députée Sandra Regol (EELV) s’est dite “abasourdie”. “Pour cette première séance de la 16e mandature, l’Assemblée vient d’applaudir le discours du doyen RN sur l’Algérie française perdue (…). Quelle déchéance”, a-t-elle écrit.

      

17 h 06 – Les résultats du premier tour

      Yaël Braun-Pivet (majorité présidentielle) a recueilli 238 voix au premier tour de l’élection à la présidence de l’Assemblée nationale. Elle devance ainsi la candidate de la Nupes Fatiha Keloua Hachi (146 voix) et Sébastien Chenu (Rassemblement national) qui a obtenu 90 voix. Arrivent ensuite Annie Genevard pour les LR avec 61 voix et Nathalie Bassire (Divers droite) avec 18 voix. 

Aucun candidat n’ayant obtenu la majorité absolue, les députés sont de nouveau appelés à voter pour un second tour. Celui-ci est, encore, soumis à la majorité absolue.
      

16 h 21 – Le vote est clos !

      Le premier tour s’est achevé dans l’Hémicycle, où chaque député a voté à tour de rôle. La séance est désormais suspendue pour procéder au dépouillement.      

16 h 03 – Que se passe-t-il dans l’Hémicycle ?

      Il est un peu plus de 16 heures, les députés continuent de voter à tour de rôle pour élire le prochain président de l’Assemblée nationale. Si un candidat – ou une candidate – obtient la majorité absolue, alors il sera élu. Dans le cas contraire, un deuxième tour sera organisé, toujours soumis à la majorité absolue. Si la situation se répète, un troisième tour est possible. Dans ce dernier cas, seule une majorité simple suffit. La coalition présidentielle n’ayant pas une majorité absolue, un troisième tour est très probable.      

15 h 53 – José Gonzalez, doyen de l’Assemblée, ému à la tribune

      “Je souhaite avant tout adresser à chacune et chacun d’entre vous mes plus sincères félicitations pour votre élection ou réélection. J’ai en ce moment une pensée toute particulière pour ceux qui m’ont précédé dans cet inestimable honneur”, a lancé celui qui préside la séance d’ouverture de la nouvelle législature de l’Assemblée nationale. “Ce symbole d’unité touche l’enfant d’une France d’ailleurs, que je suis (…) j’ai laissé là-bas une partie de ma France et beaucoup d’amis”, a-t-il déclaré, en évoquant sa vie en Algérie.

      

15 h 39 – Les surprises de l’alphabet

      
Pour cette première séance publique, les députés ne sont pas assis par groupe politique, ceux-ci n’existant pas encore “officiellement”. Résultat, les 577 élus ont été placés par ordre alphabétique. C’est comme cela que des élus aux idées radicalement opposées se retrouvent côte-à-côte : Julien Odoul (RN) et Danièle Obono, Sébastien Chenu et Sophia Chikirou ou encore Aurore Bergé, patronne des députés macronistes, et Ugo Bernalicis.

      


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