« J’avais un pressentiment, parfois on la sent venir la performance ». Victor Coroller ne s’est pas trompé. Deuxième du 400 m haies du meeting de La Chaux-de-Fonds avec un temps de 49’’11, le Rennais a battu son record personnel qui datait de 2017 (49’’30). Cette performance lui permet de réaliser les minima pour les championnats d’Europe. Même s’il ne fait pas partie de la première liste dévoilée, ce lundi, par la Fédération française d’athlétisme, l’athlète de Haute-Bretagne Athlétisme devrait bien participer à la compétition continentale qui aura lieu à Munich, du 15 au 21 août.

Une semaine après sa troisième place aux championnats de France élites, il a réussi à confirmer sa bonne forme du moment. « À Caen, après avoir fait 50’’04 en touchant la dernière haie, je me suis dit que j’avais un bon chrono dans les jambes ».

Expatriation en Suisse

Une renaissance pour le coureur de haies de 25 ans après quatre ans de galère. « J’ai enchaîné beaucoup de blessures de compensation. J’ai eu un problème à la cheville qui est remonté au genou. Durant ces années, je continuais de participer aux compétitions mais en manque de forme et avec des douleurs ».

Puis, Victor Coroller a décidé de s’expatrier à Zurich, en Suisse, en fin d’année 2021. « Il fallait changer quelque chose après ces années de galère. » Il rejoint alors Flavio Zberg, ancien entraîneur de Kariem Hussein lorsque ce dernier a été champion d’Europe en 2014, et s’entraîne au quotidien avec toute une génération d’athlètes suisses prometteurs. L’environnement est différent et la méthode d’entraînement également. « Ici, on privilégie la qualité à la quantité. Je m’entraîne moins mais les séances sont de haute intensité. »

« Ma carrière est relancée »

Et la recette fonctionne. Un soulagement pour le Breton qui a pris un risque en quittant son cocon rennais pour rejoindre la structure de haut-niveau helvète. « C’était un gros investissement mental et financier. Mais j’étais dans un tournant de ma carrière, il fallait que je le fasse. Avoir raté les Jeux Olympiques de Tokyo m’a fait perdre mes deux principaux sponsors. J’espère maintenant débuter un nouveau cycle et trouver un accompagnement financier afin de pouvoir se préparer plus sereinement ».

Après sa grosse performance, Victor Coroller va pouvoir préparer les prochains championnats d’Europe. « Dimanche, c’était l’une des dernières chances pour faire les minima. Maintenant, ma carrière est relancée. C’était le plus difficile. J’ai retrouvé le feeling et je vais pouvoir plus me relâcher ».

« J’ai les moyens de descendre sous les 49’’»

À six semaines de la compétition continentale, l’athlète bretillien envisage de faire une ou deux compétitions sur 400 m plat « pour libérer certaines choses », sûrement lors de l’Open de France (23-24 juillet à Épinal). « Il reste aussi trois grosses compétitions à l’étranger où j’espère avoir un couloir, mais les places vont être chères à l’approche des championnats d’Europe ».

Sans pression, il « ne se fixe pas de limite. J’ai beaucoup de plaisir de retrouver l’équipe de France. J’ai la 10e ou 11e performance européenne de l’année. L’objectif sera de voir la finale, ce serait ma première finale internationale. Mais pour cela il faudra battre mon record personnel. Ce n’est pas impossible. J’ai les moyens de descendre sous les 49’’ ! »

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