Le concept de surélévation d’immeubles développé par MonToit et Moi, filiale d’Adamia de Caluire-et-Cuire (Rhône), devrait se concrétiser dans le centre de Nice (Alpes-Maritimes). Le promoteur espère en effet y démarrer cet automne trois chantiers conduits sous la maîtrise d’œuvre de l’agence Griesmar Architectes (mandataire), associée aux bureaux d’études Cinfora (fluides) et Aster BTP (structure). Le premier consiste à ajouter trois étages (750 m2 SP) sur un immeuble en R + 2, boulevard Joseph-Garnier. Le second, conçu également avec Obada Studio, vise à créer deux niveaux (560 m2 SP) sur un immeuble en R + 3, avenue de la République. Le dernier chantier, étudié cette fois-ci avec Adnet Architecture, se situera rue des Orangers. Dans ce bâtiment en R + 3, deux étages et demi seront ajoutés (640 m2 SP) pour s’aligner sur le faîtage des immeubles voisins.

Ossature bois. Le processus est toujours le même. Mon Toit et Moi achète un droit de construction aérien au propriétaire du bien et, en contrepartie, s’engage à rénover les façades et les espaces communs. Il peut même installer un ascenseur. Dans le cas de l’immeuble de la rue de la République, grâce au produit de la vente de ce foncier aérien, le propriétaire – le bailleur social 1001 Vies Habitat – disposera des financements pour restructurer et rénover les logements sociaux existants. Pour construire les nouveaux étages, l’ossature bois est la règle en raison de sa légèreté et de la rapidité de sa mise en œuvre. Le procédé possède l’autre avantage d’être adapté aux sites occupés en milieu urbain.

Dans les Alpes-Maritimes, malgré le risque sismique qui oblige à renforcer la structure, le concept fait des émules. Trois autres projets avec la même équipe de maîtrise d’œuvre sont ainsi dans les cartons, à Nice, Cannes et Roquebrune-sur-Argens. « Cette solution permet de densifier la ville sur elle-même tout en offrant des logements de qualité, aérés, avec des espaces extérieurs. Nous préconisons aussi fortement les toitures végétalisées qui apportent de la nature en ville et luttent contre les îlots de chaleur », insiste l’architecte Jean-Baptiste Griesmar. Dans un département qui connaît une forte pression foncière, le prix de vente autour de 7 000 euros HT/m2 compense le coût des travaux, d’environ 2 500 euros HT/m2.

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